Au troisième jour du Forum mondial de la Jeunesse (FMJ), de nombreuses séances se sont déroulées mettant plusieurs thématiques en débat. Parmi les séances les plus intéressantes auxquelles a pris part le Président Abdel Fattah Al-Sissi figure « la séance de l’intelligence artificielle ». « Nous allons inaugurer une nouvelle génération d’universités l’année prochaine qui comporte toutes les disciplines modernes », a annoncé Al-Sissi, disant que l’Etat égyptien tient au jumelage des universités égyptiennes avec toutes les grandes universités dans le monde pour garantir la qualité de ce qui est offert aux étudiants dans ces domaines ». Il a affirmé que les conférences à l’intention des jeunes en général et le Forum annuel de la Jeunesse en particulier sont une bonne opportunité pour exposer des thématiques communes à toute l’humanité. Ces thématiques ne touchent pas uniquement la société égyptienne, a-t-il poursuivi, notant que « l’intelligence artificielle est importante pour tous les jeunes du monde ».
Le Raïs a relevé que le débat sur l’intelligence artificielle est très important parce qu’elle liée à l’avenir de nos enfants en Egypte, qui doivent rejoindre le « cortège industriel ». Le numéro un égyptien a également indiqué que l’intelligence artificielle est d’une telle importance qu’elle permet de réduire l’erreur humaine en plus d’économiser le temps. « Nous avons une excellente opportunité de combattre la corruption à travers l’intelligence artificielle », a renchéri Al-Sissi, signalant que la corruption ici ne signifie pas uniquement la corruption financière mais comprend aussi la corruption administrative liée, à titre d’exemple, à la livraison des coupons d’approvisionnement, aux taxes…etc. Le Chef de l’Etat a souligné que l’Egypte a pris conscience de l’importance de la numérisation et de l’intelligence artificielle, et que pour ce, elle a procédé à la réforme globale de son Appareil administratif qui devra loger, à partir de l’année prochaine, dans la nouvelle capitale administrative, en vue de limiter l’intervention humaine et, par conséquent, l’erreur sera réduite. « Les valeurs, les principes d’éthique et humains pris en compte dans les labos lorsque des expériences sont effectuées pour produire des machines ou des robots seront différents parce que le produit final serait soumis à la décision des autorités politiques pour en profiter », a noté Al-Sissi, avant d’ajouter: « Nous avons effectué d’innombrables recherches, bâti des universités, créé des entreprises et développé l’éducation pour servir les intérêts des pays qui, eux, créent ces technologies et sciences modernes.
Et le Raïs de souligner une fois de plus que les lois et les modes régissant l’intelligence artificielle répondront aux besoins de la sécurité nationale et des visions des plus hautes autorités politiques des pays disposant de ces technologies et sciences. Al-Sissi a rappelé qu’il y a 5 ans, l’Etat égyptien avait demandé aux Nations Unies de gérer les réseaux sociaux notamment ceux qui appellent au terrorisme, que ce soit en y répandant des idées extrémistes ou en recrutant des jeunes innocents et les transformer en des assassins et des saboteurs. « Mais cela n’a pas été pris en compte », a déploré le Chef de l’Etat, affirmant que ces réseaux sociaux continuent encore d’être utilisés par des terroristes dans le monde afin de propager leur pensée subversive et mettre des pays à feu et à sang. Et Al-Sissi de s’exclamer « Où en sont les valeurs, les principes et les lois de ce progrès scientifique et technologique ! ».
Le Raïs a adressé la parole aux jeunes égyptiens et aux autres nationalités leur disant « Si on ne prend pas conscience des immenses progrès réalisés dans ce domaine, les pays avancés demeureront tels et les pays mois développés resteront toujours à l’arrière ». Et de poursuivre que « les savants ont des cerveaux prodigieux que les politiciens exploitent au service de la sécurité nationale et de leurs intérêts», s’alarmant du fait qu’il n’y a plus de temps à perdre en se battant, puisque cela va entraîner plus d’instabilité et moins de sécurité. Le temps doit être investi dans des tentatives sérieuses de rejoindre les pays avancés, sur les plans technologique et industriel, sinon, quels que soient nos efforts, on n’arrivera jamais à leur emboîter le pas, a mis en garde le numéro un égyptien.